jeudi 15 octobre 2020

Le Ki et le Kiaï

 

Le Ki

Le Ki signifie « énergie vitale »[i] et peut se définir, d’une manière générale, comme l’énergie cosmique additionnée de l’énergie tellurique qui sert, assimilée par les Trois Foyers[ii], de base[iii] à l’Humain afin de fabriquer sa propre énergie vitalisant le corps de chair.

Dans le monde des arts martiaux, on entend sous le terme « Ki » la capacité à manifester sa force magnétique, son énergie dans un cadre martial. Plus le pratiquant possède de « Ki » plus son efficacité se manifeste pleinement.

Développer son Ki, c’est au-delà du tatami, c’est acquérir la capacité pleine et complète de réaliser sur terre ce que la pensée a imaginé dans le ciel.

Depuis des millénaires, toutes les cultures ont développé des méthodes pour y parvenir.

Pour rester simple, le but pour le pratiquant est de parvenir à harmoniser ses Sept Corps Subtils[iv] et de projeter toute son énergie afin qu’elle serve à réaliser nos buts.

Le « Ki » de quelqu'un équivaut à la qualité de son énergie céleste, à savoir son énergie psychique potentialisée ou inhibée par son énergie émotionnelle mariée à son énergie terrestre, c’est-à-dire l’énergie du corps fabriquée à partir des aliments, de l’air et du soleil. La combinaison des énergies célestes et terrestres d’un être humain constitue son énergie propre et spécifique. Elle est celle qui anime son corps et qui le définit aux yeux du monde.

Lorsque deux personnes se font face, leur Ki rentre en interaction. Une relation humaine est le mariage de deux Ki : pour que la relation existe il faut qu’il y ait comptabilité entre le Ki : par exemple une personne possédant un Ki de dominant cherchera des personnes au Ki de dominé afin d’exprimer sa nature.

Avant de pouvoir développer la quantité du Ki par un travail sur le Hara, le premier pas est de comprendre les bases de la circulation du Ki dans le corps éthérique.





1er étage: Fabrication de l'énergie (chaque composante nourrit celle qui la suit) :

  1. fonction périphérique :

1.      12 Méridiens Tendino-Musculaires (MTM) dans le cycle nycthéméral (ou circadien) nourrissent...

2.      les Trois Réchauffeurs qui nourrissent…

  1. Fonction interne

1.      les Trois Foyers

2ème étage: distribution de l'énergie :

  • Les Huit Merveilleux Vaisseaux (reliés aux Neuf Centres Psychiques)

3ème étage: Utilisation

  • Externe : Six Qualités du Ciel et 12 Méridiens Tendino-Musculaires
  • interne : Cinq Éléments de la Terre

 Infos sur nos soins Shiatsu

En plus de circuler de la manière décrite ci-dessus, le Ki est aussi la somme des émotions et des pensées en action dans l’Humain à un moment donné.

Il est donc évident que la compréhension et la mise en place des principes d’hygiène de vie au niveau…

·        Physique : triangle diététique, sommeil, activité.

·        Affectif : qualité des émotions éprouvées tout autant intérieurement que dans le cadre des relations humaines à l'extérieur.

·        Psychiques : qualité des pensées, ouverture d'esprit, face à l'apprentissage de ce qui est inconnu (donc en inhibant toute manifestation excessive du système immunitaire).

...sont conditionnelles à l'amélioration tant qualitative que quantitative du Ki.

La deuxième étape, pour celui que le travail sur le Ki (travail de développement personnel) intéresse, correspond à l'acquisition d’outils thérapeutiques évolutifs. Ceux-ci permettent à tout un chacun d'acquérir une « expérience par le corps » :

Taïchi-Qi Gong-Gymnastiqueénergétique

Permettent de travailler sur les 12 MTM et ainsi de libérer les blocages, d'en harmoniser le niveau quantitatif et de stimuler la circulation du Ki au niveau de la circulation superficielle.

Ce travail se produit de manière optimale lorsque la personne prend conscience pleinement de sa capacité :

·        À prendre conscience justement de l’existence de son corps éthérique dont les 12 MTM font partie.

·        À mettre en mouvement l’énergie en circulation dans ceux-ci.

·        À réguler volontairement et activement son système nerveux afin d’insuffler dans tout son corps le calme et la sérénité.

La reproduction comme un « automate-perroquet » des mouvements de Taï Chi, Qi Gong ou autre gymnastique énergétique ne sert à rien ! Pratiquer comme un robot sans âme fait perdre toute l’efficacité à ces merveilleuses techniques.

Mais comme dans tout, c’est la foi du pratiquant dans ce qu’il fait qui lui permettra d’avoir un effet maximal. Plus le pratiquant est capable d’être neutre plus il lèvera ses anciens blocages énergétiques qui créent des états de pléthore ou de vide dans les méridiens.





La méditation

La méditation est une méthode qui permet une introspection complète et un travail sur sa respiration ventrale dans le but de réguler le fonctionnement du système nerveux autonome (SNA) d'une manière consciente et volontaire. L'activité méditative se déroulera dans deux grands axes de travail :

·        Travail sur la respiration ventrale qui permettra un travail profond sur :

o   la réduction du stress dû au surfonctionnement du système immunitaire par une régulation du système nerveux entérique (SNE) et du système nerveux autonome (SNA).

o   l'équilibre acido-basique du corps par la régulation du cycle inspiration-apnée-expiration.

·        Travail de fond dans le domaine psychoaffectif: stabilisation des aspects affectifs (corps astral) et mentaux (corps mental) par le développement de la maîtrise de ces aspects de la personnalité. Dans le contexte du développement du Hara (voir chapitre consacré à ce sujet plus loin), la prise de conscience du plan mental (pensées) et du plan astral (émotions) est primordiale. Il est évident qu'il faut déjà un certain « niveau de base » qui dépend entièrement de l'individu, pour que celui-ci prenne conscience du fait que ses pensées et ses émotions ont un impact direct sur le Ki.

Comprendre que l'on peut directement « créer sa destinée personnelle », en cultivant des pensées et des émotions (cerveau subconscient) qui vont toutes dans le même sens, est un pas énorme.

 



Maîtriser ses pensées et ses émotions

Étant donné que l’être humain recherche le plaisir comme état qui suit la satisfaction d’un manque (voir le chapitre consacré à ce sujet plus loin), il est assez simple à comprendre que les pensées et émotions de type inférieur émanant de notre nature passionnelle consomment énormément d'énergie.

Chaque être humain possède un potentiel global de développement et d’évolution qu’il optimise par de bonnes pensées et des émotions positives ou qu’il inhibe par des pensées et des émotions négatives.

Évident vous me direz ! Cependant, on oublie souvent que l’être humain entretient un dialogue intérieur qui soutient sa perception du monde et que celui-ci est en grande partie inconscient. Pour peu qu’il ait vécu des chocs et expériences négatives, il entretient alors une perception faussée du monde péjorant ses futures pensées et émotions.

·        émotions=corps astral: travail introspectif de type thérapeutique afin de poser des mots pour découvrir toutes les émotions actives en nous. Ce travail de conscientisation permet de mettre en lumière (aspect conscient) toutes les émotions présentes y compris celles qui restent habituellement tapies dans l'ombre (aspect inconscient). Ce travail se fera dans le but de transcender les grandes émotions qui cannibalisent littéralement notre énergie: la peur, la colère et l'angoisse.

·        pensées=corps mental: le travail méditatif permet d'une part de canaliser le flot de pensées qui apparaît souvent anarchiquement et disperse l'énergie psychique. La méditation permet de focaliser l'énergie sur ce qui est essentiel et de concentrer la pensée dans des formes-pensées positives et constructives.

Un travail honnête sur le Ki amènera donc la personne à faire un profond effort de fond dans quatre domaines :

·        physique

·        énergétique

·        astral

·        mental

La conséquence logique à laquelle chaque être humain parvient est que l'harmonie des forces est la seule porte de sortie possible. Ce travail amène le pratiquant d'art martial à envisager la paix et l'amour, tout autant qu'un étudiant en thérapie envisagera la guerre (la maladie) et la haine existant au fond de lui. Travailler honnêtement sur son Ki équivaut à dresser un inventaire de composantes internes dans les quatre domaines précités. Ce profond travail d'intégration a ceci de pénible qu’il nécessite de voir avec honnêteté la réalité de notre être intérieur et de ses souffrances. Solutionner ces dernières prend parfois beaucoup de temps, mais apporte un bonheur et une satisfaction proportionnels à l'énergie investie.

 

Le travail répétitif

Le travail répétitif dans quelques domaines que ce soit permet de développer sa capacité à manifester son Ki dans le domaine en question.

Bien que cela paraisse évident, le travail fastidieux de répétition des mêmes mouvements ou activités est susceptible de lasser et d’écœurer les plus motivés. C’est pourquoi le travail correct de la méditation permettra de « polir et d’affiner » nos pensées, motivations et émotions à l’encontre de nos activités de façon à se connecter à un courage et une volonté capables de remuer les montagnes de notre suffisance et de nos défauts.

 

Le Kiaï et son utilité

On distingue plusieurs situations où le Kiaï est utile :

1.      Le Kiaï émit lorsqu’une personne est surprise et pousse un cri afin d’exorciser sa peur soudaine. Cela se passe instinctivement et sans aucun contrôle conscient.

2.      Le Kiaï défensif en cas d’attaque qui, lorsqu’il est sincère et émis à pleine puissance, peut arrêter l’attaquant. C’est un peu le même cas que le premier, mais le Kiaï est accompagné cette fois-ci de gestes défensifs très efficaces quand ils sont spontanés.

3.      Le Kiaï précédant l’attaque afin de transcender la peur de passer à l’action. On retrouve là tous les cris de guerre, dont le fameux « haka » des All Blacks, joueurs de rugby néo-zélandais. Ce Kiaï est volontaire, contrôlé et codifié de manière à positivement influencer nos alliés et affaiblir nos ennemis.

4.      Le Kiaï lors de l’attaque en elle-même. Les pratiquants d’arts martiaux le connaissent bien. Il permet de transcender ses limites et, par exemple, d’effectuer toutes les casses réalisées en démonstration par les maîtres en la matière. Au-delà de la forme, ce Kiaï permet de vaincre nos limites intérieures et nous donne la capacité de les transcender au moins ponctuellement.

Le Kiaï est un son émis par l'être humain dans certains cas particulier :

·        lorsqu'il est surpris et extériorise sa peur sous la forme d'un cri afin de la transcender.

·        Lorsqu’il a besoin de force durant un effort ou un combat afin de se donner du courage pour réaliser un travail ou placer une attaque.

·        Lorsqu'il est en groupe et qu'un cri commun permet d'unifier celui-ci et d'en diriger les forces dans une seule et même direction. Il permet aussi de conditionner les adversaires.

Le Kiaï est un moyen naturel et instinctif que l'être humain utilise afin de transcender le sentiment de peur en courage. Il fonctionne de la même manière dans une grande partie du règne animal. Cependant, l'être possède la capacité de travailler son Kiaï en pleine conscience.

Sachant que la peur inhibe l'Elément Eau et empêche un bon passage à l'action, le fait de travailler le Kiaï permet au pratiquant de manifester pleinement son Ki.

Le travail du Ki et le développement du Hara sont des notions qui concernent la vie intérieure de l'être humain. Par contre, le travail du Kiaï nous amène dans la gestion de la relation à l'Autre. L'Autre qui dans ses différences peut nous apparaître plus fort voir invincible. Dans ce cas, la qualité de notre Ki change et sa quantité diminue: l'acte que nous avions prévu devient irréalisable. Dans la vie courante ou sur le tatami, lorsque nous faisons face à l'Autre, nos Ki agissent l'un sur l'autre tant au point de vue de la qualité qu'au niveau de la quantité. Simplement dans ces types de confrontation, le plus fort gagne et domine l'autre à tout point de vue.

 

Le Ki et Les Trois Cerveaux

Il existe trois 3 « types » de cerveau, du plus primitif au plus évolué, nous avons:

  • Le cerveau reptilien ; l'Élément Métal, lié au comportement instinctif ; aux pulsions-répulsions et maintiens des fonctions vitales de base.
  • Le cerveau mammalien (à double composante : l’Elément Eau correspondant au mammalien conscient et l'Elément Feu lié au mammalien inconscient) chargé de tous les rituels qui définissent nos comportements en société. Tous les échanges sociaux sont donc régis par ces différents rituels[v], dont nous sortons plus ou moins victorieux. La victoire étant le gain d'énergie et non le gain en matière d'ego en superficie le tout étant consigné par la mémoire à long terme qui colore nos perceptions du présent.
  • Le cerveau cognitif (à double composante : l’Élément Terre lié au cognitif conscient et l'Élément Bois lié au cognitif inconscient)

Le Kiaï nous permet de nous ressourcer en cas de besoin à la pulsion de vie primordiale du cerveau reptilien. Cette pulsion de vie à laquelle nous allons nous relier afin de profiter de sa nature : une force qui est en essence expansive, constructive et positive.

Le Kiaï permettra également d’imposer sa domination ou de sortir d’une position de soumis (rituels du cerveau mammalien) afin de ne pas se faire « écraser » (et, dans ce cas, de symboliquement mourir) par le Ki de l’Autre.

Le Kiaï est le « véhicule » du Ki, ce dernier pouvant pleinement s’épanouir lorsqu’il est entraîné par la vibration du premier.

Cet article est extrait du livre: "L’Essence du Ninpo Nin-Jutsu… ou le Principe d’Invisibilité", Tome 1 -  disponible sur amazon.com


[i] Ki en japonais à pour équivalent « Chi » en chinois et « Prana » en sanskrit.

[ii] Trois Foyers : composante du Corps Ethérique qui sert à l’Homme à fabriquer sa propre énergie, qui vitalise son corps de chair. Trois foyers ou étages ont comme rôle l’assimilation, la transformation et l’élimination ainsi qu’à la régénération-procréation.

[iii] Base à laquelle on ajoute l’énergie tirée des aliments et celle qui nous recevons tous à l’instant de la conception, l’énergie génétique.

[iv] Corps physique, éthérique, astral, mental, causal, spirituel et divin.

[v]             Les 7 rituels comportementaux: rituels de provocation, d'affrontement, de territoire, de domination, de soumission, de sélection et de séduction. Pour plus de détails veuillez-vous référer au chapitre « les 7 rituels de base du cerveau mammalien » ci-dessous consacré au cerveau.

lundi 18 mars 2019

La prière du Nin-Jutsuka : Ninja Seishin

Ninja Seishin

« Ninja seishin towa, shin shin shikio shinobu, ninniku seshin o konpon to suru. Chijoku o shinonde urami o höjisaru, nintai seishin o yasinau kotoni hajimaru mono de aru.
Nin towa, kokoro no uemi yaiba o oite, yaiba de hito o kizutseketari suruyöna monodewa naku, kajö waraku, hana no gotoki jöai o motte heiwa o tanoshimu mono de aru.
Yueni, tai o motte shizen ni aite no ken o sake, sugata o kesu kyojitsu tenkan no myö o e, icchö kuni no tametoka, gi no tame ni chi, sui, ka, fü, kü, no dai shizen o riyöshite, aite o taosu (seisuru) koto ga, ninja no konpon gensoku de aru ».


Article Ninpo Nin-Jutsu: La prière du Nin-Jutsuka : Ninja Seishin. Copyright Santé Holistique 2019



Traduction libre

L’essence du “Ninniku Seishin” est l’esprit du Ninja qui a le pouvoir d’user de patience dans l’apprentissage de l’utilisation contrôlée dans son corps, son âme et son esprit conjointement. Le pouvoir de développement de cette force embryonnaire en chacun d’entre nous doit être le but d’un entraînement ardu. Le but est de pouvoir mettre « dans sa poche » chaque attaque (de quelque sorte quelle soit) et plus tard de la rejeter sans ressentiment (Nintai Seishin).
La vraie signification de « Nin » est « Kajo Waraku », avoir un cœur empli de paix, de joie et d’amour comme la fleur (lotus) qui s’épanouie au soleil. Un pratiquant sincère ne placera jamais « une lame » avant son cœur.
Il est aussi important d’acquérir un savoir conséquent sur diverses techniques joignant le corps, le cœur et l’esprit qui serviront au pratiquant de disparaitre en cas d’attaque visant à le détruire. Ce savoir est connu sous le terme « Kyojitsu Tenkan », et ceci a pour but d’évincer le mal avec le pouvoir des 5 éléments pour défendre son intégrité et celle de nos êtres chers.
Le but du Ninpo est d’enseigner à ses pratiquants afin qu’aucun n’en use pour des buts mauvais ou égocentriques. C’est pourquoi la notion spirituelle est primordiale. La spiritualité doit toujours primer sur la technique, l’esprit sur le corps.

Auteur : Jean-Christian Balmat, Fondateur de l'école de Ninpo Nin-Jutsu

dimanche 17 février 2019

Les bénéfices de la pratique des arts martiaux

Apprendre à se défendre, self-défense


Les arts martiaux nous apprennent à acquérir les bons réflexes pour nous défendre en cas d'agression. Le fait de travailler à deux et de faire face à des milliers de coups lors de l'entraîner, peut permettre de garder son calme donc son efficacité dans une agression sur la voie publique.
Améliorer l'équilibre corporel et la perception du corps dans l’espace : les arts martiaux font appel à la coordination et à l'enchaînement de différents mouvements, ce qui améliore la posture et la stabilité corporelle.

Améliorer sa condition physique et sa santé en général

Les arts martiaux font travailler la condition physique, la coordination, le cardio, la musculation naturelle (poids de corps uniquement), la souplesse et permettent donc de conserver voir d’améliorer sa santé globalement : abaissement de la fréquence cardiaque et réduction des risques cardio-vasculaires (insuffisance cardiaque, hypertension), amélioration de la tonicité et de la force musculaire, augmentation de la souplesse, amélioration de la mobilité et des réflexes, réduction du temps de réaction etc. Selon de le temps de cours (cours hebdo de 1h ou stage intensif de 8h) l’élève dépense de 300 à 2000 calories, ce qui fait des arts martiaux une pratique saine.


Renforcer sa maîtrise de soi

Au-delà des bienfaits physiques, les arts martiaux apprennent la maîtrise dans les pratiques à deux et amène logiquement à terme au contrôle de ses émotions.


Canaliser son énergie


Pratiquer les arts martiaux pour les enfants et les ados favorise une canalisation de l'énergie et une découverte de ses capacités internes. Plus tard les notions apprises au cours du temps de pratique sur l’énergie interne, permettent de délaisser la force brute au profil d’une meilleure gestion de l’énergie commandée par une tête bien faite et un cœur serein. L’hyperactivité chez l’enfant peut trouver une solution dans la pratique des arts martiaux.


Pratiquer art martial permet d’entamer un véritable travail de fond


Via les enseignements périphériques (méditation, gymnastique énergétique, étude de la philosophie bouddhiste et shintoïste, ascèses, etc.) au travail strictement technique du tatami.


Dépasser ses limites personnelles


Pratiquer assidûment met le mental à rude épreuve. Le fait de repousser ses limites, de ne pas renoncer, mais au contraire d’avancer vers l’adversaire… permet de mieux appréhender par la suite les adversités rencontrées dans la vie quotidienne.


Bénéfices pour la tête et le cœur


Combattre la procrastination*


Le fait d’aller régulièrement aux entraînement, d’avoir à affronter ses partenaires de cours sans reculer, de travailler des heures durant des techniques des milliers de fois sans baisser les bras conduit tout naturellement à mettre en place une gestion globale efficace de ses interactions avec le monde extérieur.


Renforcement de la confiance en soi et réduction du stress


Le stress est une catastrophe d’un point de vue de la santé car il induit une aggravation de certaines maladies (l’hypertension ou les maladies cardiovasculaires par exemple) et favorise l’apparition de nouvelles comme la dépression ou le diabète. Pour lutter contre le stress, le cerveau libère une hormone appelé endorphine et la pratique régulière des arts martiaux permet d’en profiter. La pratique intensive permet de sécréter un maximum d’endorphine et ainsi d’agir contre le stress à long terme.


Amélioration la confiance en soi


La pratique réduisant le stress, elle permettra d’améliorer la confiance en soi, renforcée par l’apprentissage de toutes les techniques d’un art martial. Consacrer des années à acquérir un programme technique complet, ce qui va demander beaucoup de patience mais qui procurera en contrepartie un profond sentiment d’accomplissement personnel. Le fait de ne plus avoir peur des agressions tant physiques que verbales, permet au pratiquant d’être plus serein dans ses interactions avec les autres.


Meilleure gestion de sa colère


En donnant toute l’énergie qu’il a au fond de ses tripes le pratiquant débutant constate vite qu’il ressort plus serein du dojo, même s’il y est rentré énerver. En travaillant des techniques martiales, le pratiquant prend vite conscience qu’il ne peut « déverser sa colère » sur ses partenaires d'entraînement qui ne sont pas responsables de sa colère. Le pratiquant découvre naturellement d’autres voies d’expression de sa frustration et de sa colère…. Comme s’exprimer par les mots ou l’écrit…


L’introduction aux philosophies orientales


Qui ont au moins l’avantage d’apporter aux pratiquants une toute autre ouverture, lecture de la Vie ; différente et leur apportant des réponses et solutions alternatives à celles que l’occident et le monde moderne leur donnent.
*définition : La procrastination est une tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions. Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur, n’arrive pas à se « mettre au travail », surtout lorsque cela ne lui procure pas de satisfaction immédiate. Source : Wikipédia



Article: "Les bénéfices de la pratique des arts martiaux". Copyright Ninpo Nin-Jutsu 1991-2019



Art martial interne (Koryu)

"La Force au-delà de la violence"


Le Ninpo Nin-Jutsu est un art martial interne basé sur le Nin-Jutsu, l’art des Ninjas ! Le Ninpo Nin-Jutsu utilise les techniques de pieds-poings, les clés articulaires, les projections et le travail du sabre et du bâton. Son origine est japonaise et antérieure au judo, karaté et aïkido, et autres arts martiaux datant du début du 20ème siècle.

Le Ninpo Nin-Jutsu, signifiant « Voie de l’invisibilité » est une méthode qui développe la capacité d’adaptation de nos pratiquants afin que ceux-ci puissent faire face non seulement aux attaques physiques dans n’importe quelle situation, mais qu’ils acquièrent la capacité de maîtriser leurs émotions et leur mental par des pratiques visant à stimuler leurs capacités cognitives au maximum.
Le Ninpo Nin-Jutsu développe le renforcement des filières énergétiques, la coordination, la souplesse, l’équilibre, la perception de l’espace, du temps et des rythmes, la mémoire intellectuelle, le respect des règles et la capacité à maintenir l’effort dans le temps.

Ninpo Nin-Jutsu

plus qu'un art martial-un art de vie

Notre enseignement


Le Ninpo Nin-Jutsu est enseigné depuis 1991 à des enfants, des femmes et des hommes dans un dojo où règne le respect de l’autre. Bien que le travail soit physiquement contraignant et exigeant, nous nous mettons un point d’honneur à rester dans un cadre pédagogique d’où la violence gratuite est exclue. Chacun travaille afin d’atteindre les buts qu’il a lui-même déterminé.

Nous vous offrons au long de l'année différentes possibilités de pratiquer:

En Ninpo Nin-Jutsu, le fort est faible et le faible est fort. C’est-à-dire que, seul le pratiquant qui sera assez humble pour admettre ses défauts pourra les améliorer et ainsi, s’il le désire, parvenir jusqu’au sommet de notre formation, le 5ème Dan.

Une de nos spécificités est d’avoir conservé au programme d’enseignement les techniques internes dites « secrètes ou ésotériques » qui étaient jusqu’à peu réservées aux seuls hauts gradés triés sur le volet. Nous tenons à les maintenir car nous estimons que dépourvu de l’aspect spirituel, un art martial devient juste une arme de guerre dangereuse et semeuse à terme de désolation.

Ninpo Nin-Jutsu: Programme Technique


Le Ninpo Nin-Jutsu est un martial complet qui permet de développer ses capacités en termes de condition physique, de maîtrise des émotions et bien sûr de self-défense.
Notre programme technique comprend :
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Le Mukyu/roulades, chutes frappées et acrobaties


Ou l’art de se déplacer, de rouler, de sauter et…. de se recevoir entre Terre et Ciel. Se déplacer au sol en roulant permet au pratiquant expérimenté de se déplacer au sol sans se blesser et d’effectuer des acrobaties qui permettent entre autres de sortir de clés articulaires et de placer des attaques surprenantes. Le Mukyu développe et entretient une excellente souplesse et une tonicité musculaire.

Le Mukyu/roulades, chutes frappées et acrobaties. Copyright Ninpo Nin-Jutsu 1991-2019

Les coups de poings-pied


Le Ninpo Nin-Jutsu a ceci de particulier que le pratiquant utilise non seulement la force de son bras, respectivement de sa jambe, pour frapper mais y additionne tout le poids de son corps. Cela permet aux pratiquants des deux sexes d’être beaucoup plus efficace et de pouvoir avoir de l’efficacité avec des personnes bien plus lourde. Notre art martial conserve les méthodes de frappes antiques permettant de frapper des zones très innervés (ganglions nerveux) et là encore d’être plus efficace sur le tatami.

Les coups de poings-pied. Copyright Ninpo Nin-Jutsu 1991-2019

Les clés articulaires


L’objectif d’une clé articulaire est de mobiliser une articulation précise puis de générer un mouvement au-delà de son amplitude normale, afin de créer une douleur permettant d’immobiliser l’adversaire.
Les clés articulaires du Ninpo Nin-Jutsu se travaillent sur toutes les articulations du corps : poignets, coudes, épaules, chevilles, genoux, hanches,…

Les clés articulaires. Copyright Ninpo Nin-Jutsu 1991-2019

Travail des armes


Le Ninpo Nin-Jutsu inclut dans son programme technique le travail des armes traditionnelles (sabre, bâton court et long entre autres).
Après avoir appris le Taï-Jutsu (toutes les techniques à mains nues), le pratiquant peut commencer à apprendre la maîtrise des armes, prolongement de ses bras.

Travail des armes. Copyright Ninpo Nin-Jutsu 1991-2019

La Non-Résistance ou le Chêne et le Roseau


Le Ninpo Nin-Jutsu a ceci de particulier qu’il n’est pas un art martial offensif. Notre art martial amène le pratiquant à ne pas attaquer et à accepter l’attaque de l’Autre. Cela peut paraître paradoxal voir même une attitude de soumission ; cependant il n’en est rien. C’est le principe de la Non-Résistance qui valorise symboliquement l’attitude du petit roseau qui ploie durant la tempête pour mieux se redresser une fois que celle-ci se termine. Le chêne parait fort, résiste tant qu’il peut aux assauts du vent, mais finit par s’écrouler, déraciné.
Le Ninpo Nin-Jutsu enseigne la Voie de la Souplesse (principe repris au début du 20ème siècle pour le Judo), qui consiste à s’adapter comme l’eau s’adapte à son contenant sans pour autant changer.
Cela permet à tous de pratiquer même et surtout ceux qui n’ont pas un physique de gladiateur. Au contraire, l’intelligence prime sur la force dans notre pratique !

L’éthique dans la pratique


Depuis 1991, nous nous efforçons d’atteindre 2 objectifs:
  • Insuffler dans toute la pratique sur tatami le respect de l’Autre. Dans nos cours nous prohibons toute violence gratuite. Au contraire, nous nous mettons un point d’honneur à travailler intensivement physiquement chaque technique seul ou à deux, mais dans tous les cas la supervisions de nos instructeurs est un garde-fou à tout débordement. Bien que dans d’autres sports de combat il soit à la mode de travailler à fond voir brutalement les techniques, nous, instructeurs de Ninpo Nin-Jutsu, nous gardons notre cap, celui du travail traditionnel dans le cadre duquel le travail à deux se fait avec un partenaire respecté et non un ennemi.
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  • Transmettre tout l’aspect de la philosophie traditionnelle du Ninpo Nin-Jutsu vieille de mille ans et riche de mille et un trésors pour celles et ceux qui, après la ceinture noire, choisissent de travailler le Niveau Supérieur, celui des 5 Dan.

Foire aux questions (FAQ)
 

Que signifie Nin-Jutsu ?


« Nin » signifie invisibilité, « Jutsu » signifie technique, Nin-Jutsu signifie donc « technique d’invisibilité ».


Le Nin-Jutsu c’est quoi ?


Le Nin-Jutsu est un art martial japonais pratiqué à l’époque pour les fameux Ninjas, guerriers-espions du Japon féodal, qui furent très actifs entre le 12ème et le 14ème siècle. !

Le Nin-Jutsu est l’opposition symétrique aux arts martiaux des samouraïs tant d’un point de vue technique, que tactique que philosophique:
  • Autant les samouraïs étaient régis par un dogme rigide, le Bushido (code de l’honneur des samouraïs) autant les Ninjas s’affranchirent de cette rigidité technique en cherchant la stricte efficacité. Les Ninjas furent les précurseurs du para-commando silencieux, efficace et travaillant en petits groupes d’hommes hyper-spécialisés
  • Alors que les samouraïs étaient imbus de leur apparence et cultivaient celle-ci jusqu’à l’ériger au niveau d’art ; les Ninjas se jouaient des apparences, infiltrant les camps ennemis sous des habits de marchants, de commerçants, de moines. Les femmes Ninjas n’étaient pas en reste et couramment utiliser pour des missions d’infiltration entre autres. Les Ninjas inventèrent des techniques totalement innovatrice afin de grimper les murs des fortifications, de disparaître au travers de fumigènes ou de revêtirent des masques effrayant afin de colporter sciemment une peur auprès de témoins de leurs actes.
  • Pendant que les samouraïs d’un clan s’entraînaient dans leur Ryu, leur école spécifiques gardant jalousement le secret de ses techniques martiales ; les Ninjas en infériorité de nombres durent travailler des techniques novatrice utilisant la Non-Résistance (à l’image du roseau, le Ninja, ployant sous la tempête alors que le chêne, le samouraï, résiste de toutes ses forces jusqu’au déracinement), la furtivité et l’art de la guérilla. Alors que le Daïto, le sabre du samouraï est incurvé et possède qu’une lame, le Ninja-To est droit, souple et possède 2 lames.

Qui furent les Ninjas ?(1)


L'histoire officielle des Ninjas est connue : ils habitaient généralement Koga et Iga, provinces voisines situées à côté de Kyoto. Ces deux provinces avaient la grande particularité d'être indépendantes, sans daimyo. Une population très hétéroclite, en marge de la société féodale japonaise, peuplait cette région :
  • Des pirates de la région de Kumano à qui ils doivent leurs techniques de grappin.
  • Des Yamabushis, ascètes vivant dans les montagnes, pratiquant le Shugendo (pratiques d'ascèses).
  • Des moines bouddhistes dont certains pratiquaient le Shingon, une des écoles du bouddhisme ésotérique japonais.
  • Des Hinin (sorte d'intouchables japonais), personnes de basse condition sociale utilisées pour des tâches jugées impures, notamment en relation avec le sang et le cuir.
  • Des intellectuels et des militaires chinois.
  •  Etc.

De leur position sociale faible face aux puissants seigneurs féodaux japonais, ils tirèrent un art martial totalement différent de ceux que pratiquaient les clans des seigneurs. Leur technique intégra le fait que le faible ne peut s’attaquer de front au fort : la souplesse et le travail bas devinrent leur apanage.
Autant les Samouraïs étaient les gardiens des valeurs du Japon féodal, autant les Ninjas s’adaptèrent en devenant leurs ombres. Les Ninjas avaient une grande liberté de mouvement que n'avaient pas les Bushis (ou samouraïs) soumis au Bushido (code de l'honneur du Bushi). Ils durent donc développer des techniques de guerre peu orthodoxes : espionnage, guérilla, embuscades, assassinats. Les Ninjas n'étaient pas subordonnés aux grandes familles, celles-ci les utilisaient pour leurs basses besognes (pillages, assassinats). Une de leur grande spécialité était de s'introduire de nuit dans les châteaux et camps militaires et d'allumer un incendie, afin d’en faciliter l'assaut par des troupes classiques. Ils adoptaient généralement la même tenue que leurs adversaires (et donc pas toujours le noir !). Ils étaient passés maîtres dans l’art de jouer des rôles qui leur permettaient d’infiltrer le clan ennemi à l’image des agents secrets modernes travaillant « sous couverture ». La nature de leur mission et le contexte historique font qu’ils avaient très peu de chance de survivre à ce genre de mission. Pour autant, il serait erroné de les comparer à des terroristes modernes, plutôt à des agents secrets lâchés par leurs commanditaires.
Ils étaient aux Bushis japonais ce que les troupes d’élite sont à nos armées : entourés d’une réputation sulfureuse faite de légendes plus ou moins vraies, ils fascinent ou servent de boucs émissaires, mais ne laissent jamais indifférents. Les Ninjas sont bien plus que des assassins de l’ombre, ils faisaient partie d’une culture en marge de la société féodale, mais hautement intéressante de par les intégrations des différentes influences qu’elle subit.
Leur efficacité causa aussi leur perte. En 1579, les troupes de Nobunaga Oda soumirent par la force les provinces d'Iga et de Koga. Les familles de Ninjas furent, pour la plupart, massacrées.


 

Qu’est le Ninpo Nin-Jutsu(1)


La méthode « Ninpo Nin-Jutsu » est une méthode de formation sur trois modules que j’ai mise au point après 35 ans de pratique de quelques arts martiaux japonais et de sport de combat.
En Nin-Jutsu, j’ai reçu un entraînement technique en béton ainsi que des bases solides du Ninpo, c’est-à-dire la contrepartie spirituelle de l’entraînement du corps. Cependant, j’en voulais plus, mieux et plus haut. J’ai voyagé afin d’aller à la rencontre tout autant d’entraîneurs connus pour avoir formé des champions en sport de combat et des maîtres renommés dans les arts martiaux traditionnels que de gens très spirituels comme Joseph Chasing Horse, un voyant-guérisseur sioux de Pine Ridge (Dakota du Sud aux États-Unis) ou Jacques Pialoux, un grand maître dans la médecine traditionnelle chinoise.
Le Ninpo Nin-Jutsu est le fruit de cette recherche personnelle. En proposant ma propre méthode je ne prétends pas détenir la vérité, mais plutôt d’en apporter ma version. Fatigué par les guerres intestines aux arts martiaux et leurs associations, je me suis mis ainsi à l’écart pour me consacrer à l’essentiel : enseigner sur le tatami.
En plus de la technique martiale stricte, j’essaie d’apporter à tous mes élèves depuis 1991  des outils qui leur permettent d’effectuer un travail de remise en question intérieure sur les grandes questions qu’amène la pratique des arts martiaux : que faire de ma violence ? Comment vais-je utiliser ma technique martiale une fois formé ?
De plus, j’ai intégré à mon programme d’enseignement l’enseignement du Taï Chi, de la méditation, de l’énergétique (enseignement de base de la médecine traditionnelle japonaise au travers du Shiatsu Holistique), de Kuatsus traditionnels (techniques de réanimation traditionnelles japonaises), Okuden (techniques « secrètes » visant à travaillant conjointement avec les deux hémisphères cérébraux entre autres) et base du Mikkyo ou Bouddhisme ésotérique japonais.
La synthèse de tous ces outils additionnée de mon expérience me permet d’apporter ce que je désirais aux élèves : une méthode qui leur permet de grandir bien au-delà de leurs limites et de leur apporter la foi que rien n’est impossible à celui qui croit.
•             Dépenser son énergie
•             Acquérir une efficacité tant physique que mentale
•             Retrouver son calme et sa sérénité
•             Apprendre l'autodéfense dans le but de protéger son intégrité de manière globale

… sont travaillés dans le but d’un…

Bien-Être Global

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Y compris : 2 semestres de Cours Hebdos + 5 Stages de week-end + 2 Semaines Intensives

Tarifs
Enfant
Prix annuel CHF 808.- au lieu de CHF 1010.-, soit CHF 67.-/mois

Adolescent
Prix annuel CHF 1172.- au lieu de CHF 1465.-, soit CHF 67,50.-/mois

Etudiant
Prix annuel CHF 1508.- au lieu de CHF 1885.-, soit CHF 125,50.-/mois

Adulte
Prix annuel CHF 1764.- au lieu de CHF 2205.-, soit CHF 147.-/mois

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Valable jusqu'au 31 janvier 2019